16 janvier 2023 | Gestion d'entreprise

5 étapes pour calculer le prix et les marges de ses chantiers

Gestion d'entreprise

calculer marge par chantier

La gestion d’une société doit prendre en compte différents facteurs. Et il en est de même pour les entreprises du bâtiment. Cela concerne notamment le recrutement stratégique, le marketing ou encore la sélection des meilleurs chantiers.

Pour assurer la croissance de votre entreprise du bâtiment, il convient aussi d’établir un prix de vente juste pour les clients, mais suffisant pour dégager des bénéfices. La clé pour ce faire est de prendre en compte les charges d’entreprises (frais fixes et variables), puis d’appliquer un taux de marge commerciale satisfaisant. Bien entendu, vous devez aussi prendre en compte la réalité du marché. 

Besoin d’aide pour fixer le prix de vente pour les prestations de votre entreprise du bâtiment ? On vous partage 5 étapes pour calculer le prix et les marges de vos chantiers !

Qu’est-ce que la marge commerciale ?

Se positionner sur le marché représente d’abord une étape stratégique pour toute entreprise du secteur du bâtiment. En effet, c’est la clé pour que vous puissiez vous démarquer de la concurrence, tout en attirant l’attention des clients potentiels. Une astuce utile pour ce faire consiste à proposer un prix de vente équitable. Cela ne veut pas dire pratiquer un tarif largement en dessous du marché (ce qui risquerait d’entamer la notoriété de votre entreprise). Il s’agit plutôt de réaliser le meilleur chiffre d’affaires possible, sans porter préjudice aux maîtres d’ouvrage. 

La marge est la différence entre le prix de vente et le coût de revient. 

Le coût de revient est égal à la somme des éléments suivants : 

  • Les frais généraux ;
  • Les coûts de réalisation et 
  • Le prix d’achat des matériaux. 

Pourquoi garder un œil sur la marge commerciale ?

C’est simple : quand votre entreprise réalise une marge suffisante, vous êtes en mesure de couvrir l’ensemble des charges inhérentes à votre activité. De l’autre côté, vous dégagez aussi un excédent. Ce qui veut dire que votre entreprise du bâtiment est bénéficiaire. 

Il est donc important de réfléchir à cet aspect avant de fixer vos prix de vente. Souvent, l’artisan du bâtiment se contente de suivre son instinct dans ce cas. Pourtant, cela peut fragiliser son activité puisque les résultats sont habituellement aléatoires. Certaines entreprises travaillent aussi avec Excel qui leur fournit une base de prix applicable sur l’ensemble de leurs services. Formuler des offres rentables de cette manière empêche toutefois la remise en question. Ce qui nuira à la croissance de votre entreprise.

C’est justement pour cette raison qu’il s’avère plus judicieux de se servir d’un logiciel dédié — à l’instar de Vertuoza — pour avoir une vue d’ensemble sur les dépenses (prix d’achat des matériaux, coût de main-d’œuvre, coût de production…). Vous gagnerez ainsi en précision dans votre calcul.   

Comment fixer judicieusement votre prix de vente en 5 étapes ? 

L’application d’une marge commerciale suffisante dans le secteur du bâtiment comporte de nombreux avantages comme la croissance de votre activité. 

1. Connaître les charges d’entreprise

La première étape consiste à budgétiser les charges nécessaires à l’exercice de votre activité. On distingue ici : 

  • Les charges fixes : ce sont les dépenses régulières de votre entreprise ; 
  • Les charges variables : elles changent en fonction du volume d’activité pendant une période donnée.  

Pour le secteur du bâtiment en particulier, les charges fixes n’incluent pas uniquement les coûts structurels (loyer, remboursement des emprunts bancaires, honoraires des salariés, frais administratifs…). Il y a également : 

  • Les assurances professionnelles (assurances multirisques, assurance décennale, assurance auto et autres) ;
  • L’entretien et la maintenance des matériaux et engins de chantier ; 
  • Le renouvellement des stocks et des équipements de protection pour les salariés) ;
  • Les coûts marketing. 

Vous pouvez dans ce cas vous baser sur le coefficient ou le pourcentage de frais généraux de l’exercice précédent pour vous faciliter la tâche.
Contrairement aux charges fixes, les charges variables diffèrent généralement en fonction des besoins :

  • Achat de nouveaux matériaux ;
  • Taille du projet de construction ;
  • Contraintes et spécificités du chantier ;
  • Sous-traitance, etc.   

2. Se baser sur le coût de revient

Pour définir le prix de vente le plus juste, vous devez additionner le prix de revient HT et la marge commerciale brute. Pour rappel, le coût de revient équivaut aux charges directes et indirectes que votre entreprise débourse pour la réalisation des travaux sur un chantier. Ces dépenses comprennent généralement : 

  • Le déboursé sec (frais relatifs à l’achat de matériaux et fournitures, location éventuelle d’engins de chantier, temps de travail estimé, coût de la main-d’œuvre) ;
  • Les frais de fonctionnement (coûts de structure, charges fonctionnelles, dépenses locatives, etc.) ; 
  • Les coûts de réalisation propres à un projet de construction particulier. 

Il s’avère ici nécessaire de lister les dépenses de votre entreprise du bâtiment pour chaque prestation. 

Il est souvent plus facile de calculer les charges fixes puisqu’il vous suffit de déterminer le pourcentage du volume des ventes réalisées par rapport à votre chiffre d’affaires annuel. Par exemple : votre entreprise du bâtiment réalise un chiffre d’affaires de 1 million d’euros et débourse 150 000 euros pour les dépenses fixes. Cela signifie que les frais à considérer s’élèvent à 15 %. Considérez ce pourcentage lorsque vous établissez vos tarifs. 

3. Chiffrer selon votre spécialité

Une autre méthode pour fixer le prix de vente de vos services consiste à prendre en compte la spécialité de votre entreprise du bâtiment. En réalité, les corps de métiers dans le secteur du bâtiment ne pratiquent pas les mêmes tarifs horaires. Par exemple, l’artisan maçon facturera généralement moins cher (35 à 70 € de l’heure) que le terrassier (60 à 90 € en moyenne). Bien entendu, le tarif peut aussi dans ce cas s’exprimer au m². Tenez donc en compte l’ampleur du chantier pour pouvoir chiffrer le coût de revient de la manière la plus juste. 

Lors de ce chiffrage, il peut être intéressant de réaliser une veille commerciale. Vous ne voudriez probablement pas vous placer trop au-dessus des entreprises qui offrent les mêmes services que vous. (Des prix exorbitants feront fuir les clients.) De même, des prix disproportionnellement inférieurs au marché vous feront paraître comme peu crédible aux yeux des maîtres d’ouvrage.

Une fois que vous avez pris en compte les charges (fixes et variables), la spécialité de votre entreprise du bâtiment et les spécificités du chantier, vous n’avez plus qu’à ajouter votre taux de marge moyen pour pouvoir dégager un bénéfice sur les travaux. Vous serez ensuite en mesure d’établir un devis au juste prix.  

4. Fixer un seuil de rentabilité

On parle de « seuil de rentabilité » quand vous fixez un chiffre d’affaires minimum à réaliser pendant l’année pour ne pas perdre de l’argent. N’oubliez pas que le prix de vente demandé doit couvrir l’ensemble des coûts de structure et de fonctionnement de votre entreprise du bâtiment. Cela inclut majoritairement le salaire des ouvriers et du personnel administratif, la maintenance des matériels de chantier, mais aussi les autres dépenses inhérentes à votre activité. 

Bien évidemment, vous devez aussi tenir compte du coût de la vie lors de la définition de la marge à appliquer afin de pouvoir vivre de votre travail. Il peut donc être intéressant de revoir chaque début d’année l’objectif de chiffre d’affaires à réaliser par rapport à la durée d’exercice suivante pour atteindre votre salaire désiré. 

5. Appliquer un taux de marge rentable  

La dernière étape du chiffrage de chacun de vos projets de construction consiste à définir un taux de marge moyen applicable à l’ensemble de votre activité. Pour ce faire, vous pouvez commencer par mesure la marge brute (en unité monétaire) qui résulte tout simplement de la différence entre les prix de vente HT et les coûts d’achat HT. Si vous avez par exemple appliqué un tarif horaire de 120 € HT pour un service et avez déboursé 80 € HT pour les matériaux, votre marge brute est de 40 €. Vous pouvez alors ajouter 40 € au prix de vente initial pour d’autres projets de même nature dans le futur.

Une autre méthode consiste aussi à calculer le taux de marge nette (s’exprimant en pourcentage). Suivez tout simplement cette formule pour ce faire : (prix de vente HT — coût de revient HT)/prix d’achat HT. 

Pour minimiser les risques d’erreurs — qui se ressentiront certainement sur votre chiffre d’affaires dans l’année, la meilleure solution reste encore d’utiliser un logiciel dédié. Vertuoza en particulier vous propose des fonctionnalités adaptées à votre activité dans le bâtiment. En offrant une vision complète sur chacun de vos chantiers, nous mettant à votre disposition toutes les informations nécessaires pour fixer avec la meilleure précision possible vos prix de vente. 

Concrètement, vous aurez accès à tous vos achats et vos ventes pour chaque chantier. Vous pouvez donc facilement affiner vos offres pour qu’elles s’alignent sur vos ambitions de croissance. Alors, n’hésitez pas à prendre contact avec l’équipe de Vertuoza pour optimiser les performances de votre entreprise du bâtiment dès aujourd’hui. 

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